Claude Despiegeleer sans sous : à quand un Despithon ? |
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| Jeudi, 18 Juin 2009 19:45 | ||
![]() Il va falloir que vous vous cotisiez, amis Carolos qui l’avez bien connu : Claude Despiegeleer va, pour les mois à venir, susciter dans la région de Charleroi un «Despi-thon », comme il existe des Téléthon pour les malheureux de catégories infiniment moins drôles. C’est que Claude Despiegeleer n’a plus les moyens de se faire défendre. D’ailleurs, mercredi prochain, son avocat risque fort de ne plus être là… On aura tout entendu dans le procès de « La Carolorégienne », y compris les incongruités les plus drôles. Despi, l’homme du « avec Despi pas de permis » est supposé en avoir, pendant des années, empoché pas mal, en s’offrant des dérapages intéressants dans sa gestion de « La Carolorégienne » : il est question de vins de grand cru, de travaux à domicile, et de ce qui faisait l’excellence des responsables (le plus souvent socialistes, merci l’éthique) de « La Carolorégienne », à l’époque. Malgré quoi, à l’ouverture de son procès, Despi a sangloté par personne interposée. Il n’a plus les moyens de payer son avocat, qui s’est livré à un décompte public en forme d’exhibition mathématique : à autant de milliers de pages et à six minutes la page, plus les entretiens, plus les plaidoiries, cela conduit à une facture, en frais d’avocat, à près de 400.000 euros. Or, le pôvre Despi n’a plus qu’une pension de 2800 euros : c’est trop peu pour payer son avocat et c’est trop pour avoir droit à l’aide juridique. C’est là qu’on rit. Il est évidemment permis de s’émouvoir, mais ce n’est pas indispensable. Aux savants calculs de Me Luc Misson, l’avocat de Despi (un avocat qui fut celui du dossier des transferts de foot, excusez du peu..), on pourrait répliquer que Despi n’était pas obligé de prendre un avocat aussi onéreux, sans doute, et qu’il en existe fonctionnant à des barèmes moins élevés, qui lui auraient fourni des services intéressants à des tarifs moins coûteux. L’autre argument, c’est celui qu’a asséné, sans rire, le Premier substitut Sanhaji : 400.000 euros, selon lui, ce n’est jamais que le prix de la villa de Carcassonne, fruit d’un précédent procès, et nanti d’une chaudière qui a fait les belles après-midi du palais de justice avant la précédente condamnation de Despi Claude Despiegeleer n’a, cela dit, rien perdu de son aisance. Il est vrai qu’après avoir subi quelques dizaines d’heures d’interrogatoires, on en arrive à ne plus s’effrayer de rien, et même d’une comparution devant un tribunal correctionnel. Au-delà, il y a l’homme, rond, rigolard, sûr de lui, prêt à tous les bons (ou relativement bons) mots. Des exemples ? On lui demande comment il considère le directeur général de la Société wallonne du Logement, Alain Rosenoer. « On s’entendait bien, on ne s’embrassait pas. Et puis, vous savez, c’était un végétarien ». Ce qui n’était pas le cas de Despi, visiblement, avec ses notes de frais de 3 à 400.000 anciens francs de resto par an. Et puis, le même Despi, sourire épanoui, qui se tourne vers la salle d’audience, et qui étale les chiffres désastreux de la gestion actuelle de « La Carolorégienne » en plombant la nouvelle gouvernance: c’est cela, le bateleur, le politique toujours en spectacle, et qui dit que tout allait mieux quand il était là. Despi, c’est sûr, n’a rien appris. Il est certain de pouvoir être demain l’homme politique que tout Charleroi attend, cette espèce d’assistant social de haut niveau qu’il se revendique d’être. Bon, maintenant, pour ce Despi-thon qui lui permettra de payer son avocat, on vous donne le numéro de compte bancaire ou on arrête de rire ? |
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