Caterpillar, des travailleurs qui font le pied de grue |
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| Vendredi, 15 Mai 2009 09:50 | ||
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Inactif pour rester actif Longtemps, dans cette logique poussée de chasse aux coûts vus comme excédentaires, les 800 employés du site ont constitué une exception puisqu’ils continuaient à prester de façon normale, à quelques aménagements mineurs près. Les syndicats ont été les premiers à s’en inquiéter, proposant de négocier, comme dans le cas de Carsid par exemple, des crédits-temps. Jusqu’à la fin mars, la direction n’a guère paru s’émouvoir de cette situation, espérant sous doute des avancées sur le terrain d’un élargissement du chômage économique aux employés. Déçus, ils ont accepté la proposition des syndicats et se sont mis autour de la table. L’accord intervenu quelques semaines plus tard prévoit que les employés ne travaillent plus que quatre jours par semaine pour un salaire complété par des interventions de l’Onem et de l’entreprise, elle-même. Il avalise également des aménagements de fin de carrière pour les travailleurs les plus âgés. Les syndicats ont cité le consensus comme l’exemple d’une option plus heureuse que le chômage économique car il limite, disent-ils, l’intervention de l’Onem. On ajoutera qu’ils sont également parvenus à préserver le statut de l’employé, remettant à un climat plus serein les discussions autour d’une harmonisation éventuelle des statuts de l’ouvrier et de l’employé. Si Caterpillar Belgium s’est donc donné les moyens de survivre à la crise et de pouvoir reprendre le moment venu, la constructeur devra tout de même attendre qu’elle passe. Selon les prévisions actuelles, sur l’ensemble de l’année 2009, l’entreprise réduira sa production de 70%. |
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