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Les Louviérois ont perdu la RAAL. Ils ont donc fait une OPA sur le club de Couillet. Histoire de ne pas repartir en P4. Roberto Leone, le président du RACS n’a pas résisté aux sirènes du Centre. Il compte emmener dans ses bagages non seulement l’équipe première mais aussi tous les jeunes. La résistance s’organise à Charleroi.
Alors qu’il traitait depuis plusieurs jours avec Charles Beugnies et Bruno Sita, des dirigeants de la RAAL, Roberto Leone niait encore envisager un déménagement vers le Tivoli. C’est qu’il savait bien, le garagiste marcinellois que le projet provoquerait la colère dans la métropole. Une fois tous les détails réglés, le président a convoqué la presse, histoire de rendre irrémédiable la cession de Couillet à La Louvière. Parce qu’il faut rester réaliste, si Roberto Leone parle de déménagement et de synergie, il s’agit véritablement de vendre le club aux Loups.
Du côté de la Ville qui a rénové, bien imparfaitement, le stade des Fiestaux à l’été dernier, on fait grise mine. Depuis plus d’un an et demi, les relations entre l’échevine des Sports et le président du RACS confinaient au néant. Il faut dire que, après avoir évoqué une première fois l’idée d’évoluer au Tivoli avec son équipe première, Roberto Leone avait fait brusquement marche arrière. Et cela après avoir demandé aux édiles de Charleroi et de La Louvière de négocier. Il en faut moins pour vexer Ingrid Colicis qui étudie aujourd’hui la possibilité de rompre toute relation avec le RACS. Les terrains accordés aux Couilletois, mais appartenant à la Ville, seraient alors confiés à un autre club.
André Liesse, l’ancien président, envisage de créer un nouveau club sur ses terres. Il devrait alors commencer en P4. Il a déjà pris contact avec l’Union belge où on lui a assuré que les jeunes couilletois pourraient immédiatement intégrer la nouvelle structure. De quoi plomber le projet de centre de formation de Roberto Leone. Il se chuchote aussi que l’ancien échevin étudie la possibilité de racheter le matricule d’un club de la région pour ne pas tout recommencer à zéro.
Des juristes sont également occupés, à la Ville et dans l’entourage d’André Liesse, à étudier tous les moyens de contrecarrer légalement la cession des actifs couilletois. Et s’il y a la moindre faille dans le montage de Roberto Leone, il y a fort à parier que le déménagement au Tivoli capoterait. Et dire que la vie footballistique devrait avancer au ralenti à cette période de l’année... Retrouvez à ce sujet, un intéressant duel entre Yves Lardinois et André Liesse.
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